samedi 20 décembre 2014

Les mouvements de notre planète

C'est le moine astronome polonais Copernic (1473-1543) qui, le premier, affirma que la Terre tournait sur elle-même et autour du Soleil. Pour avoir soutenu ces affirmations Bruno Giordano fut accusé d'hérésie par l'Inquisition et brûlé vif tandis que Galilée dut se parjurer. 
Mais nous n'en sommes plus là, fort heureusement, et je ne pense pas que je serai brûlé vif si je transmets mon savoir sur les mouvements de notre planète.

La Terre tourne sur elle-même
Le mouvement diurne est le mouvement apparent des étoiles autour de la Terre. En réalité c'est la Terre qui tourne d'un mouvement uniforme autour d'un axe passant par le pôle Nord et le pôle Sud, la rotation de la Terre se faisant dans le sens direct (de l'Ouest vers l'Est) dans l'hémisphère boréal, la durée de la rotation complète étant de 23h 56 min.

La Terre tourne autour du Soleil
C'est en 1609 que Képler énonça l'une de ses trois lois sur le mouvement des planètes et de la Terre en particulier : la Terre décrit une ellipse dont le Soleil est l'un des foyers.
La durée du parcours, à vitesse constante de 30 km/s environ, est de 365, 2564 jours.

L'axe de rotation de la Terre tourne comme l'axe d'une toupie
A cause de son aplatissement aux deux pôles, la Terre ressemble à une toupie dont l'axe de rotation décrit un cône entier en 26 000 ans. On démontre et on constate qu'en un an cette rotation si petite (de 360°/ 26 000) entraîne une avance de l'équinoxe de printemps de 20 minutes tous les ans: c'est la précession des équinoxes. L'intervalle de temps séparant deux équinoxes de printemps consécutifs est de 365, 2422 jours.

L'axe de rotation de la Terre subit des oscillations dues à la Lune
On sait que l'attraction gravitationnelle de la Lune crée les marées, mais ce que l'on sait moins c'est la nutation, balancement périodique de l'axe de rotation de la Terre dû à l'attraction de la Lune. L'amplitude des oscillations de cet axe peut atteindre 18 secondes d'angle.

La rotation de notre galaxie 
notre galaxie
la flèche rouge nous montre où se trouve le système solaire

Le système solaire (le Soleil et les planètes) appartient à une galaxie qui contient environ 200 milliards d'étoiles concentrées dans la voie lactée qui est visible dans le ciel sous certaines conditions.
C'est une galaxie spirale que vous voyez dans la photo ci-contre, le système solaire est sur l'un des bras spiraux.
Toute la galaxie tourne autour de son centre.
La vitesse du système solaire autour de ce centre  est de 220 km/s environ.


Mais le voyage de la Terre (donc de nous-mêmes, les Terriens) ne s'arrête pas là!

La fuite des galaxies
L'astronome américain Hubble (1889-1953) a montré que l'Univers est en expansion permanente,  les galaxies s'éloignant les unes des autres à une vitesse proportionnelle à leur distance.
De plus, cette expansion s'accélère (la vitesse augmente avec le temps).

L'attraction des galaxies 
Les galaxies les plus proches les unes des autres subissent une interaction gravitationnelle. Notre galaxie, par exemple, attirée par la galaxie d'Andromède, s'en rapproche peu à peu.

Remarques
Il existe d'autres mouvements de la Terre que je n'ai pas mentionnés, faisant appel à des mathématiques ou de la physique (variations de l'excentricité de l'ellipse décrite par notre planète autour du Soleil, rotation du grand axe de cette ellipse, etc,....).

Malgré les vitesses énormes (voir plus haut 30 km/s, 220 km/s), nous ne sentons absolument rien! Parce que les mouvements de la Terre sont uniformes c'est-à-dire à vitesses constantes, comme dans un TGV ou dans un avion... quand il n'y a pas de perturbations!

Ce fabuleux voyage de la Terre n'est-il pas plus beau que ceux de toutes les sondes, de Rosetta, de Philae et de Choury? La variété et la perfection de ces mouvements ne sont-elles pas divines?

                      En hommage à  Roland Maillard, ancien Inspecteur Général de l'Education Nationale.   
             








2 commentaires:

  1. Ca fait du bien de recaler un peu ses connaissances et de toucher du doigt combien nous sommes immensément petits dans notre espace intersidéral! Merci Marc,
    Pierre Bonjean

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